Chronologie détaillée

Paléolithique - de 3 000 000 à 10 000 ans BP

Recouvre l'ensemble des industries humaines jusqu'au Mésolithique.

Paléolithique inférieur - de 3 000 000 à 100 000 ans BP

Oldowayen

- de 3 000 000 à 1 600 000 BP
Site éponyme : Odulvai (Afrique)
Type humain associé : Homo ergaster, Homo habilis, Homo rudolfensis
Tendance climatique : -

L'Oldowayen est une période du Paléolithique inférieur caractérisée par une industrie lithique peu élaborée. Certains australopithèques sont encore présents mais semblent être peu à peu supplantés par la lignée des premiers Homo. Les premiers outils de la Préhistoire apparaissent peu travaillés. L'Homme préhistorique a "seulement" détaché un ou deux éclats sur un galet (choppers).

Source : Hominidés

Acheuléen

- de 1 700 000 BP à 100 000 ans BP
Site éponyme : Saint-Acheul (Somme, France)
Type humain associé : Homo erectus
Tendance climatique : -

Si les premières traces de l'Acheuléen sont datées de - 1.8 millions d'années en Afrique, elles se sont rapidement diffusées vers l'Europe (dès 1 700 000 à Dmanissi, en Géorgie), puis vers l'Europe méditerranéenne et l'Asie. Ces hommes travaillent maintenant la pierre de manière plus habile : c'est la naissance du biface (une amande à double tranchant) et des hachereaux (avec un tranchant acéré à une seule extrémité)
C'est également pendant l'Acheuléen que les premières traces de feu maîtrisé ont été retrouvées, datées de - 400 000 ans, en France, en Hongrie et en Chine.

Source : Hominidés

Paléolithique moyen - de 100 000 à 35 000 ans BP

Moustérien

- de 100 000 à 30 000 ans BP
Site éponyme : Abri du Moustier
Type humain associé : Homo sapiens, Homo floresiensis, Homo neandertalensis
Tendance climatique : Alternance de périodes tempérées et froides (glaciations).

Principale culture du paléolithique moyen, reconnue sur le site de Moustier, avec comme principal artisan l'homme de Néandertal. Cette culture est caractérisée par le travail sur éclats de pierre retouchés. Les racloirs et les pointes sont les outils les plus fréquement retrouvés, mais les bifaces sont encore présents. La méthode Levallois est la technique la plus sophistiquée. Elle permet d'obtenir à partir d'un bloc de silex brut une forme d'outil prédeterminée. L'ouvrier doit donc prévisualiser la forme souhaitée avant de travailler la pierre avec une série de nombreux petits impacts.

La Chasse
Grace à un outillage de plus en plus élaboré, les hommes de cette périodes s'attaquent à des animaux de plus en plus grands. On retrouve donc des restes de grands herbivores : bisons, aurochs, rennes...

Graphisme et ornements corporels
Le plus ancien graphisme primitif est retrouvé sur un bloc d'ocre à Blombos (Afrique) et daté de 70 000 ans. C'est dans le même site que l'on a découvert des coquillages percés qui devaient être montés sous forme de collier.

Les sépultures
C'est également pendant le Moustérien que l'on découvre les premières véritables sépultures, preuves d'une prise de conscience de l'humanité et de la mort.
Les Néandertaliens sont les descendants des Erectus, bloqués en Europe par les glaces au nord et l'océan à l'ouest. Les Proto-Cro-Magnons sont apparus en Afrique (Ethiopie), il y a près de 200 000 ans, puis en Palestine, il y a 100 000 ans. L‘Homo floresiensis serait un des derniers Erectus, demeuré dans une île d'Indonésie jusque vers 20 000 ans et nanifié du fait de cette évolution isolée.

Source : Hominidés

Paléolithique supérieur - de 35 000 à 10 000 ans BP

Châtelperronien

- de 35 000 à 30 000 ans BP
Site éponyme : Grotte des Fées, à Châtelperron (Allier)
Type humain associé : Homo sapiens, Homo neandertalensis
Tendance climatique : Interpléniglaciaire - période d'instabilité climatique entre deux pléniglaciaires, marquée par des crises froides.

Évolué à partir du Moustérien, dont il a conservé en partie le mode de débitage, le Châtelperronien est caractérisé par des lames à dos courbe. Les couteaux de Châtelperron en sont l'exemple typique. Cette culture était attribuée autrefois aux premiers Homo sapiens d'Europe (Cro-Magnons). Elle est considérée aujourd'hui plutôt comme l'œuvre des derniers Néandertaliens (site de Saint-Césaire). Les Châtelperroniens semblent être les premiers fabricants de pendeloques faites de dents percées.
Pendant plusieurs milliers d'années, les derniers Néandertaliens ont été contemporains des premiers Cro-Magnons, mais rien ne prouve qu'ils se soient mélangés. On ne sait pas exactement pourquoi les Néandertaliens ont disparu.

Source : Hominidés

Aurignacien

- de 37 000 à 24 - 22 000 ans BP
Site éponyme : Grotte d'Aurignac (Haute-Garonne)
Type humain associé : Homo sapiens
Tendance climatique : Interstade tempéré du Würm II/III, puis détérioration vers un climat froid et sec à partir de 30 000 avant le présent.

L'Aurignacien est caractérisé par la production d'outils de silex en forme de longues lames retouchées vigoureusement (retouches écailleuses), mais également par l'utilisation des ossements d'animaux et des bois de cervidés pour créer ses outils.
L'industrie lithique de l'Aurignacien est généralement attribuée à l'Homme de Cro-Magnon (Homo sapiens). Néandertal vivait encore à cette même époque... Ce sont des Homo sapiens venus du Proche-Orient qui se répandent peu à peu sur toute l'Europe et l'Asie, ne laissant à Homo neandertalensis qu'un territoire morcelé, et finalement réduit à quelques sites de la péninsule Ibérique.

Les débuts de l'art
C'est en Europe que des représentations artistiques apparaissent il y a 35 000 ans : grotte Chauvet et grotte de Pair-non-Pair, blocs ornés des abris des Eyzies. La parure et l'art mobilier se développent avec les premières statuettes, notamment en Allemagne.

Gravettien

- de 28 000 à 22 000 ans BP
Site éponyme : la Gravette (Dordogne)
Type humain associé : Homo sapiens
Tendance climatique : Refroidissement important (glaciation de Würm), ponctué d'un épisode plus clément entre 24 500 et 26 500 avant le présent avec augmentation de l'humidité et réchauffement très relatif.

Le Gravettien est caractérisé par le débitage de lames en silex très droites, utilisées pour réaliser des pointes de projectile à dos rabattu rectiligne, appelées « pointe de la Gravette ». L'industrie lithique comprend également de petits outils diversifiés et spécialisés : petites pointes appelées « fléchettes », « pointes de la Font-Robert », pointes à retouches sur face plane, divers types de burins (dont le burin de Noailles), etc.
À la fin du Gravettien, les pointes de la Gravette et les microgravettes sont progressivement remplacées par des lamelles à dos et les burins dièdres se substituent aux burins sur troncature retouchée alors que les lames retouchées se développent (Protomagdalénien).
En Europe centrale et méridionale à la même époque, on assiste à une microlithisation de l'outillage pour donner les faciès de l'Épigravettien (ou Tardigravettien) qui remplaceront partiellement ou totalement le Solutréen et le Magdalénien. L'industrie en os comporte notamment des pointes de sagaies.

Source : Wikipedia

Solutréen

- de 22 000 à 19 000 ans BP
Site éponyme : Crot du Charnier (Solutré)
Type humain associé : Homo sapiens
Tendance climatique : Dernier Maximum Glaciaire : extrêmement froid et sec.

Les hommes du Solutréen ont fait preuve d’une grande maîtrise des techniques de taille et en particulier du façonnage de pièces bifaciales très fines au percuteur tendre. La finition des outils en silex était assurée par la technique de la retouche couvrante par pression : les éclats de retouche ne sont pas détachés en percutant le silex mais en pressant très fortement son bord avec un outil en os, ce qui autorise une plus grande précision et une plus grande finesse du résultat. Dans certain cas, les silex étaient intentionnellement chauffés avant d’être retouchés afin d’améliorer leurs propriétés mécaniques.
Ces techniques ont permis la confection de différents outils : pointes à face plane au Solutréen ancien, pièces bifaciales d’une grande finesse, appelées « feuilles de laurier » au Solutréen moyen, « feuilles de saule » et pointes à cran au Solutréen final. Le reste de l’outillage correspond au fond commun du Paléolithique supérieur : grattoirs, burins, perçoirs, lamelles à dos.
Les matières dures animales (os, bois de rennes) sont également couramment utilisées au Solutréen (lissoirs, percuteurs, armatures de sagaies, etc.). Deux inventions majeures apparaissent à la fin du Solutréen, l’aiguille à chas et le propulseur.
Art solutréen
L’art pariétal solutréen est connu notamment par la frise sculptée du Roc-de-Sers et une partie des peintures de la Grotte Cosquer. L’art rupestre de la Vallée du Coâ au Portugal est également rattaché au Solutréen.
Une analyse C14 pour la Lascaux, sur des déblais du Puits, tendrait à vieillir les trois datations précédentes (17 000 BP), avec un âge situé à 18900 BP, à la charnière du Solutréen supérieur et du Badegoulien. Mais les méthodes de mesure étaient différentes et surtout il n'y a aucun objet solutréen dans l'unique couche archéologique, mais uniquement de très nombreux objets du Magdalénien II.

Source : Wikipedia

Magdalénien

- de 17 000 à 10 000 ans BP
Site éponyme : La Madeleine (Dordogne)
Type humain associé : Homo sapiens
Tendance climatique : Fin du Pléniglaciaire récent et Tardiglaciaire : froid et sec puis alternance rapide d'épisodes froids et d'épisodes tempérés.

L'outillage lithique magdalénien comporte un grand nombre de burins, grattoirs, perçoirs, lames et lamelles. Les propulseurs et les harpons montrent que le travail de l'os y est développé. La vie des magdaléniens a été rapprochée de la civilisation des Inuit.
En 1912, en se basant sur l'évolution typologique de l'outillage, Henri Breuil a proposé de subdiviser le Magdalénien en deux parties comportant trois phases chacune :
Magdalénien inférieur : Magdalénien I à III
Magdalénien supérieur : Magdalénien IV à VI.
Des recherches plus récentes, conduites notamment par B. Bosselin et F. Djindjian sur l'outillage lithique en utilisant des méthodes statistiques multidimensionnelles, tendent à séparer une phase archaïque, nommée Badegoulien et correspondant aux phases I et II de Henri Breuil, du Magdalénien stricto sensu.
Les auteurs reconnaissent par ailleurs trois faciès lithiques dans le Magdalénien :
un faciès ancien (M0) caractérisé par des grattoirs, des burins, des lamelles à dos et des lamelles à dos tronquées (ex-triangles) ;
un faciès moyen et récent (M1) à grattoirs et burins prépondérants, et rares lamelles à dos ;
un faciès présent dans les phases ancienne, moyenne et récente (M2), caractérisé par l'abondance des lamelles à dos.
Encore plus récemment, le Magdalénien (17000-12000 BP d'après les datations C14 non calibrées) se subdivise en trois phases : Magdalénien inférieur (17000-15000 BP), Magdalénien moyen (15000-13500 BP) et Magdalénien supérieur (13500-12000 BP). Plusieurs préhistoriens le distinguent du Badegoulien (19000-17000 BP) d'après des critères typologiques, technologiques, économiques.
L'art magdalénien
L'art magdalénien est particulièrement riche et diversifié. Les peintures et les gravures se comptent par milliers et se caractérisent par un fort naturalisme avec un sens aigu du détail et des proportions. Elles étaient rapportées anciennement au "style IV" d'André Leroi-Gourhan. Les grottes ornées de Rouffignac, de Niaux, du Roc-aux-Sorciers ou d'Altamira ont livré quelques-uns des chefs-d'œuvre de l'art pariétal paléolithique. L'art de Lascaux est rapporté au Magdalénien II. Une analyse C14 pour la Lascaux, sur des déblais du Puits et par une méthode différente, tendrait à vieillir les datations précédentes (17 000 BP), avec un âge situé à 18900 BP, à la charnière du Solutréen supérieur et du Badegoulien2. Cependant, pour les préhistoriens, il n'y a aucun objet solutréen dans l'unique couche archéologique, mais seulement de nombreux objets caractéristiques du Magdalénien II qui confirment les datations obtenues.
L'art mobilier magdalénien est également remarquable : les armes et les objets de la vie quotidienne sont souvent décorés de motifs géométriques ou de représentations figuratives (animaux, humains) et le nombre de plaquettes gravées s'amplifie considérablement à cette période3. La découverte d'instruments de musique, comme la flûte à Isturitz, et la conque de Marsoulas, laisse entrevoir une société organisée dont les représentants avaient le temps de s'adonner à l'art.

Source : Wikipedia

Mésolithique - de 12 000 à 6 500 ans BP

Mésolithique

- de 12 000 à 6 500 ans BP
Site éponyme : -
Type humain associé : Homo sapiens
Tendance climatique : Périodes climatiques du Préboréal, du Boréal et du début de l'Atlantique ancien, marquées par le développement de la forêt tempérée.

Le Mésolithique ou « âge moyen de la pierre » est la période chronologiquement et culturellement intermédiaire entre le Paléolithique et le Néolithique (entre environ 10 000 et 5 000 ans av. J.-C. en Europe). Les groupes humains de cette période perpétuent un mode de subsistance basé sur la chasse et la cueillette sous un climat tempéré proche de l'actuel.
Le Mésolithique est marqué par de tels changements économiques et sociaux que certains auteurs en font la première phase de la Protohistoire européenne. Les études récentes montrent en effet que le Mésolithique voit les populations se fixer sur des territoires limités et développer très progressivement une agriculture sans domestication des espèces végétales, au côté des activités de pêche et de chasseur-cueilleurs avec des techniques de chasse innovantes (utilisation de microlithes comme éléments de flèches), des pratiques funéraires, l'émergence des premières nécropoles et des conflits sociaux. Le Mésolithique s'achève avec la mise en place progressive des espèces végétales et animales domestiques lors du Néolithique européen, même si l'économie mésolithique perdure localement jusqu'à environ 2 300 av. J.-C. en Europe septentrionale.

Source : Wikipedia

Néolithique - de 6 500 à 3950 BP

Néolithique

- de 6 500 à 3950 BP
Site éponyme : -
Type humain associé : Homo sapiens
Tendance climatique : La planète à nouveau se réchauffe, les glaciers fondent et les eaux montent.

Le Néolithique est une période de la Préhistoire marquée par de profondes mutations techniques, économiques et sociales, liées à l’adoption par les groupes humains d’un modèle de subsistance fondé sur l’agriculture et l’élevage, et impliquant le plus souvent une sédentarisation. Les principales innovations techniques sont la généralisation de l'outillage en pierre polie, la poterie, ainsi que le développement de l'architecture. Dans certaines régions, ces mutations sont telles que certains auteurs considèrent le Néolithique comme le début de la Protohistoire1.
Selon les aires géographiques considérées, ces importantes mutations sont relativement rapides et certains auteurs ont pu parler de « révolution néolithique ». La néolithisation est toutefois un phénomène progressif, survenu à des dates différentes selon les régions. Au Proche-Orient, le Néolithique débute vers 9 000 ans av. J.-C. dans le Croissant fertile. Il prend fin avec la généralisation de la métallurgie et l’invention de l’écriture, vers 3 300 ans av. J.-C.

Néolithique ancien (de 6 500 à 5 300 BP)
Néolithique moyen (de 5 300 à 4 500 BP)
Néolithique final (de 4 500 à 3 950 BP)

Source : Wikipedia